Historique :
En version originale, il s'agit d'un « Ovtcharka », c'est-à-dire d'un chien de berger ; comme il vient de « Youjnaïa Rouskaïa », son surnom est « Youjak ». La race semble avoir été construite au XVIIIème siècle en Crimée, par croisements : des chiens autochtones, peut-être issus du proche territoire des Tatars, auraient été mêlés à de petits bergers espagnols, accompagnant l'importation de moutons mérinos. Les hybrides présentaient à la fois un poil long et une excellente résistance physique, indispensable dans ces rudes steppes ; on parle aussi d'un apport de Barzoï. La révolution russe, le système étatique, puis la Seconde Guerre Mondiale porteront un rude coup à la race. Reconnue en 1952, elle se relève peu à peu.
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Standard :
Le Youjak toise au minimum 65 cm pour le mâle, 62 cm pour la femelle, mais nombre de sujets sont bien plus grands. Son apparence est robuste et très rustique, avec une forte ossature, une poitrine profonde, un dos droit et large. La tête allongée, couverte de poils, a une crâne assez large, un stop modéré, une grosse truffe noire, de petites oreilles tombantes. La fourrure est longue, épaisse et rêche, le plus souvent blanche mais les tonalités jaunâtre, grisâtre et légèrement tâchetée sont admises.
Caractère :
Ce Russe a un fort tempérament, à la fois équilibré mais très entier, qui nécessite une soigneuse hiérarchisation. Vif et dynamique sans être nerveux, il a besoin d'espace. Affectueux mais pas collant, il est dévoué et très protecteur envers sa famille. Il fait un gardien de premier ordre mais peu aboyeur, dépourvu de cordialité envers les étrangers. Il se montre volontiers obéissant.
Utilisations :
L'armée soviétique l'a beaucoup utilisé. Mais son rôle ancestral est la conduite comme la garde des troupeaux
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